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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 10:50

Cuerdas, le court métrage d'animation par Pedro Solís García, a remporté le prix Goya de cette année (l'Oscar espagnol) du meilleur court métrage d'animation. C'est en espagnol, mais les difficultés d'une langue étrangère n'empêchent pas de comprendre le message.
Une très belle histoire riche en émotions.

A voir de toute urgence !

En Version Originale Sous-titrée en Italien

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Published by ensemblepourleselevesensituationdehandicap - dans Ressources APF Goya 2013 Cuerdas Pedro Solis Garcia
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Elena Chamorro 21/10/2014 23:41

Le court métrage d’animation Cuerdas, de Pedro Solis, a remporté le prix Goya et le Ministère de la Culture espagnol le recommande pour sa visée éducative. Beaucoup de professeurs d’écoles l’ont donc diffusé auprès de ses élèves.
Cuerdas raconte l’histoire d’un enfant qui souffre de paralysie cérébrale. Il arrive dans une école ordinaire où il est ignoré des autres enfants. Mais la petite Maria, elle, s’intéresse à lui et invente mille façons de jouer avec celui qui deviendra son ami. Jusque-là, tout va bien, et ce en dépit du fait que l’approche de Solis verse un peu dans le pathos. Jusque-là tout es naturel, aussi naturel que peut l’être une relation entre deux enfants et celle-là l’est d’autant plus qu’elle s’inspire de la propre histoire des enfants du réalisateur. Sa fille aînée, raconte Solis, joue avec sont petit frère handicapé de la même façon que la petite Maria dans le film joue avec son camarade d’école. Jusque-là, le court métrage peut être, en effet, une référence en éducation et transmission de valeurs.
Là où tout se gâte, et là où on ne comprend plus où veut en venir Solis, c’est après que la petite fille prend son ami dans ses bras (cet ami dont on ne connait pas le nom. La maîtresse le présente aux enfants comme un nouveau camarade « un peu spécial »). Un gros plan sur les yeux du petit garçon précède la scène où il se retrouve (valide à présent), dans un salon luxueux, à danser avec la petite fille, l’un et l’autre élégamment vêtus. On comprend alors que le rêve de l’enfant serait d’être valide. On comprend aussi pourquoi l’enfant n’a pas de prénom. Nul besoin car il n’est en fait qu’un stéréotype, le stéréotype de cette vision validocrate du handicap qui veut que la personne handicapée ne puisse rêver que d’une chose : être valide. Etre valide est ainsi l’idéal rêvé de la personne handicapée et la condition sine qua non du bonheur
Cet enfant scolarisé en milieu ordinaire (car il n’y a pas de place en milieu spécialisé) semble prouver, entre autres par la relation qu’il noue avec Maria, que son inclusion dans une école ordinaire est possible et souhaitable. Or, à la fin du film, Maria, devenue adulte, enseignera dans une école… spécialisée. On peut se demander dès lors quelle est vraiment la visée éducative de ce court métrage. Va-t-il dans le sens d’une éducation à l’acceptation de la diversité humaine ? Défend-il l’idée d’une éducation inclusive voire, d’une société inclusive?
Enfin, la dédicace de l’auteur est particulièrement problématique. Il dédie ce film à sa fille aînée, à laquelle il adresse ces paroles: « merci de m’avoir inspiré cette histoire « . Puis, à son fils : « J’aurais souhaité que tu ne m’inspires pas cette historie ». Enfin à Lola, la mère de ses enfants, sans doute : « merci pour toutes las larmes que tu n’as pas versées en ma présence ». J’espère, moi, que son fils n’est pas capable de comprendre.
Ces mots reflètent la souffrance légitime de Solis en tant que père. On comprend qu’il n’ait pas souhaité le handicap de son fils, surtout lorsqu’on connait les carences de nos sociétés qui empêchent d’offrir une vie digne aux personnes atteintes de handicaps, surtout de handicaps lourds. On comprend moins, en revanche, que Solis, tout comme d’autres parents d’enfants handicapés, expriment sans pudeur la blessure narcissique qu’est celle d’avoir mis au monde un enfant handicapé et qu’ils leur disent, comme le fait en quelque sorte Solis : « tu n’es pas l’enfant que j’aurais souhaité avoir ».
Définitivement, non, je ne pense pas que la vision de Solis doive être donnée en exemple dans les écoles.Le handicap n’est pas que malheur. Il est aussi richesse et pour nous enrichir, nous devons aller vers une école inclusive (même si beaucoup de professeurs résistent à cela).C’est ce que semblait vouloir dire Solis au début de son film mais au bout de cinq minutes, dans une confusion de sentiments, il perd pied.

Mathieu 22/10/2014 12:19

Hola Elena,
Je vous remercie pour votre brillante analyse que je partage en partie.
Je trouve malgré tout ce court métrage merveilleux.
Je me contente de ce qu'il m'offre à savoir le regard ému d'un père aussi imparfait soit-il.

alain l. 08/05/2014 13:36

Bonjour ... Beau court-métrage assurément !!!

Pour une version sous-titrée voir ici:
http://www.youtube.com/watch?v=5hqeHLOnzNg

c@t
alain l.
.

alain l. 16/05/2014 08:33

Bonjour Mathieu ...
Merci pour votre appréciation de mon blog ;-) , le vôtre est aussi super intéressant et je suis sûr que nous aurons des choses à mettre en commun avec également notre autre blog qui est plus un blog d'établissement
l'Eveil : http://eveil25.info
L'Eveil est un IME dans un petit village du Doubs , Villeneuve d'Amont ... c'est à 50 km de Besançon ...

Cordi@micalement

alain l.

ensemblepourleselevesensituationdehandicap 15/05/2014 23:55

Merci Alain et bravo pour votre blog.
Dans quelle ville êtes-vous ?
c@t
Mathieu